Rencontre avec Bel’Arte

Elodie et Jean-Louis : jeunes, dynamiques, stimulateurs de talents belges, et très sympa !

Aux commandes  de  Bel’arte – Concept store de créateurs belges : parce qu’on en avait assez qu’ils se cachent !

Présentez-vous à nos lecteurs !

Elodie, photographe de formation, et plutôt la plus « créative » des 2 !  Le projet est né plus de moi que de Jean-Louis.  Mais on a décidé de se « greffer » ensemble.

Et Jean-Louis ?

J’ai fait culture physique, dans l’enseignement et en salles de fitness.  Mais j’avais envie d’être indépendant.  Elodie aussi.  Alors, de fil en aiguille, on est arrivé à travailler ensemble et à faire le magasin, avec ce projet.  Puis, à un moment donné, on s’est  lancés.

Comment vous définissez-vous : créateurs, rassembleurs de talents, managers?

E : un peu de tout ! On doit pouvoir gérer des vitrines : c’est un peu de la création.  On est administrateur à plein temps.  Cà ne s’arrête jamais !

JL : il y a aussi le côté marketing qui demande un minimum de réflexion pour être un peu originaux !

E : il faut être assez polyvalent !  Pour le moment, nous préférons mettre en avant d’autres créateurs.  Mais nous envisageons de développer un jour notre propre produit.

Vous avez un très grand choix de bijoux et un tas d’autres choses ! 

JL : déjà 90 créateurs différents dans la boutique avec pas mal de bijoux.  La boutique étant assez petite, nous avions besoin de petites créations.  A côté de cela, il y a de la déco, des accessoires de mode, nœuds papillon, bretelles, foulards, sacs et  pochettes en tissu, … tout sauf des vêtements.

Comment trouvez-vous les artistes ?

E : on a fait beaucoup de salons, de foires.  On a passé des nuits sur Internet.  Mais maintenant, comme le cercle est assez petit, les créateurs parlent entre eux, nous avons de plus en plus de demandes sur notre boîte mail, ou directement en magasin. 

JL : on ne cherche quasi plus par nous-mêmes.  On a assez de demandes pour sélectionner dans ce qu’on reçoit tous les jours.  Au début, comme la boutique n’était pas connue, nous allions voir les créateurs sur base d’un projet en cours.  Ils nous ont fait confiance !  Nous avons commencé avec 15 créateurs !

E : quand on regarde les photos de l’ouverture, on se dit qu’il n’y avait rien dans le magasin !

JL : avec 90 créateurs, nous arrivons au maximum en termes de place

Vos créateurs sont belges ?

Réponse en chœur : uniquement belges !

JL : c’est le concept du magasin.  A la base, on avait envie d’avoir un commerce local où l’on sait ce qu’on achète !  Et puis on a senti que la « belgitude » se développait avec une sorte de mouvance « nationale », une équipe de foot,…

E : on n’a pas accès au « Made in Belgium » car il y a des artistes qui font faire ailleurs, dans le textile ou autre.  Certains pays sont meilleurs pour certaines choses.  C’est difficile d’avoir du 100% « Made in Belgium » mais la création est bien belge !

C’est magnifique de stimuler ainsi les talents !

E : Oui !  D’autres magasins se sont développés.  Et la création en a bénéficié.  Il y a de plus en plus de gens qui osent se lancer.  Dans la période actuelle, en termes de boulot,  c’est une bonne chose de permettre à certaines personnes « cachées » de s’exprimer et de se mettre en avant !

Depuis combien de temps êtes-vous dans le quartier ?

JL : on a ouvert en 2014.  Bientôt 2 ans !

Une belle réussite !

E : beaucoup de travail en amont pendant une année pour être sûrs d’avoir pensé aux plus grosses questions avant de nous lancer.  On a bien planché au départ !

JL : vraiment à fond de 3 à 6 mois mais 1 an en tout!

E : on n’avait jamais vu ce genre de concept, et du coup on a vraiment du réfléchir à tout.

JL : à ce moment-là, il n’y avait pas de boutique du style … et après, il y en a eu plein !  On lance une idée, après on a des concurrents !

Pourquoi avoir choisi rue de Flandre ?

JL : on aussi a bien réfléchi au quartier en fonction du projet de création.  Ce  quartier avec Dansaert a toujours été connu pour çà.  Sainte Catherine est plus tournée vers la restauration.  Les 2 activités attirent des touristes.  On s’est dit que les gens qui viennent à Bruxelles, au lieu d’aller chercher des petits Manneken-Pis, pourraient enfin repartir avec des choses bien d’ici et offrir un bijou ou autre chose, beau et bien belge, plutôt que made in China!

Votre vécu du quartier depuis que vous êtes ?

E : Cà bouge !  Il se dynamise plutôt bien depuis qu’on est là et même avant.

JL : On nous a dit au départ, que c’était un peu « Chicago », d’où le nom du café à côté !  Il y avait plein de surfaces vides. Puis la rue a fort changé.  Il n’y a pratiquement plus de surfaces vides. Comme c’est une rue de passage, avec la Pl. Ste Catherine, Dansaert, on sentait qu’il y avait du potentiel. 

E : il y a aussi un chouette Comité de Commerçants, dynamique, avec de jeunes projets qui se sont installés !

Avez-vous ressenti l’impact du piétonnier sur le quartier ?

E : on ne peut pas vraiment comparer car on n’a pas beaucoup de recul.   Nous avons fait une chouette année 2015.  On ne peut donc pas se plaindre.

JL : ceux qui sont là depuis plus longtemps sentent une baisse, mais cela dépend sans doute de l’activité.

Comment souhaitez-vous contribuer à la vie de votre quartier ?

JL : déjà avec une belle boutique !  Et dynamique.  Ensuite être actif dans l’association de quartier : cotiser pour dégager du budget pour embellir la rue, organiser des événements aussi.  La Braderie fonctionne très bien.  On aimerait peut être en faire une 2° au printemps.  La dernière activité, c’était la Journée des Voisins (1).  On essayera de faire plus la prochaine fois.  Malheureusement on n’a pas eu de chance avec le temps !  Mais on donne rendez-vous pour la prochaine activité !

53 rue de Flandre – www.bel-arte.be

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